F3000.com
« Une saison à oublier. »

 FIA Formula 3000 International Championship

Spa F 3000 (Belgique).
Vendredi 25 et Samedi 26 août 2000
10e et dernière manche du Championnat F.I.A. de F 3000

10e et dernière manche du Championnat F.I.A. de F 3000, Spa constituait également l’épreuve que tout pilote souhaite remporter. Parmi eux, Soheil est un adepte du circuit ardennais. 3e de l’épreuve en 1998 avec l’écurie Durango, le pilote WRT comptait bien profiter de cette ultime course de la saison pour sauver une saison très difficile. Mais victime d’un manque d’adhérence durant les qualifications, il n’a pu s’élancer aux avant-postes, et a été victime des incontournables frictions du peloton. Parti de la 15e place, il gagne une place à l’arrivée au terme d’une course où il aura dépasser au total onze concurrents.

Une fois n’est pas coutume, Spa était inondée d’un agréable soleil, la température atteignant même 30°C le vendredi. Le duo AYARI-WRT avait décidé de s’élancer avec les mêmes réglages qu’à Barcelone. « Les courbes et les freinages de Spa ressemblent beaucoup à ceux du tracé catalan. Je pense que ces réglages devraient nous permettre de réaliser une bonne première séance. Nous les affinerons si besoin est pour la seconde. » Fidèle à ses prévisions, Soheil signe le 7e chrono de la première séance, à 8 dixièmes du meilleur temps. En accord avec son ingénieur Mauricio Nardone, le pilote Aixois décide de modifier quelque peu les réglages de ses suspensions arrières. Mais la deuxième séance offre une piste plus rapide, la température de l’asphalte ayant baissé. Soheil s’élance immédiatement en pneus neufs, mais contrairement à ses adversaires, ses temps peinent à diminuer. Alors qu’il commence à reculer au classement, le pilote WRT réussit à gagner 2,5 dixièmes sur son temps de la première séance au prix d’un passage impressionnant dans les célèbres « S » de l’Eau Rouge ». Mais ce bon chrono ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau puisque Soheil, en manque d’adhérence, reculera finalement en 8e ligne.

« J’ai compris après les qualifications notre erreur. En effet, à l’issue des essais, j’avais plus à reprocher à la voiture un manque général d’adhérence qu’un mauvais comportement. Comme si mes pneus n’avaient pas suffisamment chauffé. C’était en fait le cas, car si les réglages de Barcelone auraient pu convenir, nous n’avons pas assez pris en compte la différence d’abrasivité du bitume. Du coup, en seconde séance, avec un asphalte mois chaud, mes pneus ne sont pas assez montés en température. Même si Spa est un des circuits où on peut doubler le plus, je vais encore devoir partir au milieu d’un groupe qui sera certainement très animé ! ! ! ».

La course de Soheil commence sous les meilleurs auspices, puisque le pilote Carglass choisi la trajectoire extérieure, et profite d’un excellent départ pour gagner trois places. Au freinage de « Combes », il en passe même 11e. Le peloton déchaîné s’apprête à boucler son premier tour et arrive au freinage de « L’arrêt d’autobus ». Soheil, dans les échappements de Montagny, se fait un peu tasser par ce dernier qui finit par toucher et briser l’aileron avant de la WRT. Soheil rentre immédiatement au stand pour changer la pièce manquante. Grâce à un travail du staff de WRT digne d’un team de F 1, il ressort des stands 40’’ plus tard, et rejoint le peloton en deux tours, bénéficiant de l’intervention de la voiture de sécurité, en piste pour permettre le dégagement d’une voiture. La course de Soheil peut continuer, car même s’il ne pointe qu’en 23e position, il a immédiatement recollé à ses adversaires. Commence alors un véritable numéro de dépassements, Soheil remontant ainsi huit places en six tours ! Au 20e tour, le pilote Carglass est déjà 15e.

Bien que sa progression soit spectaculaire, il souffre au volant d’une voiture trop survireuse. « Suite aux qualifications, nous avons réduit les appuis à l’avant, mais apparemment pas assez. En effet, si mon train avant était performant, cela a été au détriment du train arrière qui est devenu très piégeux. Je me suis fait de belles frayeurs dans le « Raidillon », à 250 km/h, et surtout à « Blanchimont », à 270 km/h. Au 14e tour, à la sortie de cette courbe, j’ai fait même un double tête à queue, certainement un des moments les plus chauds de ma carrière ! ! ! » Ne perdant qu’une place dans cette cabriole, Soheil parviendra à dépasser un concurrent supplémentaire mais avec des pneus qui ne cessent de se dégrader en raison du rythme qui leur est imposé, il finira en 14e position grâce à l’abandon du belge Leinders.

« J’aurais pu viser les points, mais partant de la 15e place et attaquant à outrance, je risquais à tout moment de me faire accrocher. Même si j’ai beaucoup dépasser, j’aurais vraiment voulu marquer des points, en particulier pour le team WRT avec qui mon expérience de deux courses, bien qu’infructueuse, a été très enrichissante. J’ai vécu en 2000 une véritable saison en enfer, car si d’habitude nous parvenions à rejoindre les toutes meilleures écuries en cours de saison, nous avons cette année à cause du travail peu constructif effectué avec Coloni perdu trop de temps dans le développement de la voiture.

Je tiens à remercier l’ensemble de mes partenaires et des personnes qui n’ont cessé de me montrer leur soutien tout au long de cette difficile saison. J’espère pouvoir les remercier ’’sur la piste’’  prochainement. »
 

Essais qualificatifs : 1. F. ALONSO (2’07’’184) – 2. M. GOOSENS (2’27’’271) – 3. R. MAURICIO (2’07’’310) …    15. Soheil AYARI (2’08’’337).

Course (30 tours) : 1. F. ALONSO (1h08’04’’964) – 2. M. GOOSENS à 14’’601 – 3. N. MINASSIAN à 15’’337 …    14. Soheil AYARI à 1’01’’854.

Classement général du championnat (10 épreuves) : 1. B. JUNQUEIRA (48 points) – 2. N. MINASSIAN (45 points) – 3. M. WEBBER (21 points) … 24. Soheil AYARI (1 point).